
Après des études de philosophie à l’École Normale Supérieure à Paris, Hélène Harder se tourne vers le cinéma après un grave accident. Formée à UC Berkeley, elle devient assistante de réalisation à New York et Paris. Inspirée par des figures féminines fortes, elle raconte des histoires de femmes qui bousculent les normes de genre. Son premier documentaire, Ladies’ Turn, a voyagé dans 15 pays. Depuis 2013, elle partage son travail entre la France et le Maroc. À Casablanca, elle rencontre Fatna El Bouih et développe avec elle Fatna, une femme nommée Rachid.
Aux Archives du Royaume du Maroc, des milliers de dossiers des victimes de violences politiques pendant les années de plomb attendent d’être inventoriés. Parmi eux, Fatna El Bouih, disparue et torturée alors qu’elle était étudiante âgée de 21 ans dans les années 1970. Aujourd’hui à 67 ans, elle continue son combat, poursuivant « son rêve de changement », active dans les prisons, défendant l’égalité des sexes et partageant son expérience avec les survivantes syriennes de la prison de Saidnaya. À Casablanca, nous suivons son activisme, notamment lors d’un festival de cinéma à la prison d’Oukacha. Fatna, une femme nommée Rachid mêle passé et présent, décrivant son parcours en tant que pionnière de l’engagement des femmes et sa lutte intime pour exister.
Réalisation Hélène Harder
Production Ilham Raouf, Jean David Lefebvre, Nadège Labé, Delphine Duez, Valentin Leblanc
Scénario Hélène Harder, Fatna El Bouih
Image Sarah Blum
Montage Nadia Ben Rachid, Laurence Manheimer
Son Mehdi Filali, Anouar Aït Rahou
Musique Charlotte Maison, David Baboulis, Khtek, Nass El Ghiwane
Sociétés de production Abel Aflam, Wendigo Films, White Boat Pictures, 2M TV Maroc